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Les champignons : une histoire vieille comme le monde

Les champignons : une histoire vieille comme le monde

Publié : 17/02/2020 15:05:24 - Catégories : Champignons

Les champignons regroupent à la fois les Fungi (mycètes), les oomycètes, les chytridiomycètes et les mycétozoaires. Dépourvus de chlorophylles (incapacité à utiliser la lumière du soleil comme source d'énergie), ils sont presque aussi vieux que le monde (environ 450 millions d’années). Les champignons ont colonisé tous les écosystèmes terrestres et aquatiques : ils y occupent dans de nombreux cas un rôle fondamental. 

Champignons, sporophores et mycélium

On utilise souvent le terme de champignon pour désigner le sporophore (ou carpophore), qui est en fait l’appareil reproducteur d’un organisme plus discret : le macromycète. Le sporophore présente souvent un pied (le stipe) et un chapeau. Mais il existe bien d’autres formes de sporophores, à l’instar des clavaires, des fistulines ou des vesses-de-loup.

Le mycélium - ou “blanc de champignons” - désigne l’appareil digestif des champignons. Il forme des filaments blancs visibles à l’oeil nu. Tantôt toxique et venimeux, tantôt comestible, le champignon a parfois des propriétés médicinales utiles à l’homme. 

Les premiers hommes et les champignons

Depuis des temps immémoriaux, l’homme a utilisé les champignons pour se nourrir, pour se soigner ou allumer des feux (amadou). Les champignons ont aussi intéressé les hommes pour leurs propriétés hallucinogènes. 

Dans le sac de la momie Ötzi - retrouvée en 1991 à plus de 3200 mètres d’altitude et vieille d’environ 5000 ans - se trouvaient deux polypores du bouleau. Ce qui confirme que ces hommes vivaient de chasse et de cueillette, dont la cueillette des champignons.

L’amadou vient de l’amadouvier (polypore allume-feu), une espèce de la famille des Polyporaceae. Amadou est d’origine provençale et signifie “amoureux”, en référence à sa capacité à prendre feu. On le trouve sur de nombreux arbres : hêtre, platane, bouleau, peuplier, chêne... L’amadou peut aussi servir à résorber l’humidité ou faire un cuir végétal. 

La mycologie antique et moderne

Théophraste (-371, -288) est l’un des premiers Grecs anciens à évoquer les champignons qui poussent au pied des chênes. Mais si on doit aux Grecs les premières ressources documentaires (Nicandre, Pline l’Ancien, Dioscoride, Athénée…), il faut attendre l’invention du microscope pour voir les parties invisibles des champignons. 

Au siècle des Lumières, des cultures en laboratoire - dont celle du botaniste Pier Antonio Micheli - permettent de comprendre le cycle de développement du champignon : d’abord la spore, puis par le mycélium et enfin le sporophore. 

Micheli considérait les champignons comme des plantes, puisqu’il utilisait encore les termes de “graines”, de “fruits” ou de “fleurs” pour en parler. Ses travaux ont aidé cependant à réfuter la croyance en une génération spontanée, idée selon laquelle le champignon naît la matière inanimée, par exemple de la décomposition des feuilles mortes. Mais cette idée a mis très longtemps à disparaître...

Parmi les pères de la mycologie moderne, il faut citer : 

- Christiaan Hendrik Persoon - auteur du Synopsis methodica fungorum (1801)

- Elias Magnus Fries qui publie  - auteur du Systema Mycologicum (1821 à 1832)

- Lewis David von Schweinitz - auteur du Synopsis Fungorum Carolinæ Superioris (1822)

- Miles Joseph Berkeley - auteur du British Flora (1826)

Aujourd’hui encore, la place de certains groupes de champignons est incertaine et les nomenclatures évoluent sans cesse. 

L’encyclopédie des mycologues

Ouvrage en deux volumes, Les Champignons d’Europe tempérée présente plus de 2800 espèces, des plus emblématiques (chanterelles, morilles, bolets…) aux moins connus ! Avec un si beau livre - illustré à l’aide de 10.000 illustrations et photos - c’est tout le règne fongique que vous avez entre le main. Que vous soyez débutant, amateur de randonnées en forêt ou mycologue confirmé, vous tirerez grand parti de cet ouvrage hors-normes. 

Classés par groupes morphologiques, les champignons y sont aussi divisés selon un code couleur pour identifier facilement les espèces toxiques et les espèces comestibles.

L’ouvrage est disponible en souscription jusqu’au 30 avril  

Vous pouvez le feuilleter ici