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Collections naturalistes entre science et empires (1763-1804)

Les auteurs : Bertrand Daugeron
Editeur : Publications scientifiques du MNHN

Au départ de l’enquête, il y a une question presque de détail et toujours sans réponse depuis la création du Muséum national d’Histoire naturelle en 1793: pourquoi les objets de type ethnographique quittent-ils les collections naturalistes pour rejoindre l’éphémère Muséum des Antiques?

En 1797, l’histoire naturelle exclut les objets faits par l’Homme pour ne conserver que les objets des trois règnes de la Nature. Après l’échec d’un Muséum des antiques, les premières collections françaises d’objets des “sauvages” se perdent ou au mieux s’oublient pendant près d’un siècle. Qu’est-il donc arrivé à ces objets “exotiques”? Pourquoi ont-ils été déplacés? Comment ont-ils disparu? Collectés, rapportés, classés, ils viennent prendre place dans un certain espace où ils font sens. Pour tenter d’y répondre, ce livre reconsidère les univers propres aux collections naturalistes: celui des objets des “sauvages” mais aussi celui des objets de la Nature. Car “classer” est avant tout une technique qui s’appuie sur les collections. L’histoire naturelle pense avec et au travers de ses collections. L’histoire naturelle révolutionne la muséographie. L’“ordre méthodique” qui succède au “curieux” accorde classement logique et rangement matériel via les “tableaux synoptiques”. Toutefois, les objets ne peuvent se réduire à de seuls matériaux scientifiques. En tant que documents historiques, ils sont le produit de conditions politiques. En interrogeant les circonstances de la collecte des objets, du musée aux terrains, toute une dimension politique jusque-là gommée émerge. Les saisies et confiscations révolutionnaires d’objets d’arts et de sciences tant en France qu’en Europe, et les “voyages de découvertes” lors de la reconnaissance du Pacifique se déroulent dans un contexte de guerres et de conquêtes. En 1763, après la perte des possessions nord-américaines, la France vise le Pacifique.

Dans une lutte pour la domination mondiale, la France tente de s’imposer vis-à-vis des Britanniques, Espagnols et Russes en mobilisant l’histoire naturelle. En 1804, avec le retour des expéditions scientifiques, le Muséum d’Histoire naturelle de Paris abrite les collections naturalistes les plus importantes au monde. Science et empires se répondent dans la refonte de nouveaux espaces coloniaux. Cet ouvrage restitue dans le temps et dans l’espace, la place donnée puis refusée aux objets des Autres dans la seconde moitié du XVIIIe siècle, lorsque le Muséum devenait le Musée de tous les Ailleurs.

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Au départ de l’enquête, il y a une question presque de détail et toujours sans réponse depuis la création du Muséum national d’Histoire naturelle en 1793: pourquoi les objets de type ethnographique quittent-ils les collections naturalistes pour rejoindre l’éphémère Muséum des Antiques?

En 1797, l’histoire naturelle exclut les objets faits par l’Homme pour ne conserver que les objets des trois règnes de la Nature. Après l’échec d’un Muséum des antiques, les premières collections françaises d’objets des “sauvages” se perdent ou au mieux s’oublient pendant près d’un siècle. Qu’est-il donc arrivé à ces objets “exotiques”? Pourquoi ont-ils été déplacés? Comment ont-ils disparu? Collectés, rapportés, classés, ils viennent prendre place dans un certain espace où ils font sens. Pour tenter d’y répondre, ce livre reconsidère les univers propres aux collections naturalistes: celui des objets des “sauvages” mais aussi celui des objets de la Nature. Car “classer” est avant tout une technique qui s’appuie sur les collections. L’histoire naturelle pense avec et au travers de ses collections. L’histoire naturelle révolutionne la muséographie. L’“ordre méthodique” qui succède au “curieux” accorde classement logique et rangement matériel via les “tableaux synoptiques”. Toutefois, les objets ne peuvent se réduire à de seuls matériaux scientifiques. En tant que documents historiques, ils sont le produit de conditions politiques. En interrogeant les circonstances de la collecte des objets, du musée aux terrains, toute une dimension politique jusque-là gommée émerge. Les saisies et confiscations révolutionnaires d’objets d’arts et de sciences tant en France qu’en Europe, et les “voyages de découvertes” lors de la reconnaissance du Pacifique se déroulent dans un contexte de guerres et de conquêtes. En 1763, après la perte des possessions nord-américaines, la France vise le Pacifique.

Dans une lutte pour la domination mondiale, la France tente de s’imposer vis-à-vis des Britanniques, Espagnols et Russes en mobilisant l’histoire naturelle. En 1804, avec le retour des expéditions scientifiques, le Muséum d’Histoire naturelle de Paris abrite les collections naturalistes les plus importantes au monde. Science et empires se répondent dans la refonte de nouveaux espaces coloniaux. Cet ouvrage restitue dans le temps et dans l’espace, la place donnée puis refusée aux objets des Autres dans la seconde moitié du XVIIIe siècle, lorsque le Muséum devenait le Musée de tous les Ailleurs.

9782856536414
ISBN :
9782856536414
Editeur :
Publications scientifiques du MNHN
Type de couverture :
Souple
Année de parution :
2009
Largeur en cm :
16,5
Hauteur en cm :
24
Poids en kg :
1,20
Au catalogue printemps :
oui
Au catalogue hiver :
oui
Au catalogue libraires :
oui
Auteur :
Bertrand Daugeron
Nombre de pages :
636
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Collections naturalistes entre science et empires (1763-1804)

Au départ de l’enquête, il y a une question presque de détail et toujours sans réponse depuis la création du Muséum national d’Histoire naturelle en 1793: pourquoi les objets de type ethnographique quittent-ils les collections naturalistes pour rejoindre l’éphémère Muséum des Antiques?

En 1797, l’histoire naturelle exclut les objets faits par l’Homme pour ne conserver que les objets des trois règnes de la Nature. Après l’échec d’un Muséum des antiques, les premières collections françaises d’objets des “sauvages” se perdent ou au mieux s’oublient pendant près d’un siècle. Qu’est-il donc arrivé à ces objets “exotiques”? Pourquoi ont-ils été déplacés? Comment ont-ils disparu? Collectés, rapportés, classés, ils viennent prendre place dans un certain espace où ils font sens. Pour tenter d’y répondre, ce livre reconsidère les univers propres aux collections naturalistes: celui des objets des “sauvages” mais aussi celui des objets de la Nature. Car “classer” est avant tout une technique qui s’appuie sur les collections. L’histoire naturelle pense avec et au travers de ses collections. L’histoire naturelle révolutionne la muséographie. L’“ordre méthodique” qui succède au “curieux” accorde classement logique et rangement matériel via les “tableaux synoptiques”. Toutefois, les objets ne peuvent se réduire à de seuls matériaux scientifiques. En tant que documents historiques, ils sont le produit de conditions politiques. En interrogeant les circonstances de la collecte des objets, du musée aux terrains, toute une dimension politique jusque-là gommée émerge. Les saisies et confiscations révolutionnaires d’objets d’arts et de sciences tant en France qu’en Europe, et les “voyages de découvertes” lors de la reconnaissance du Pacifique se déroulent dans un contexte de guerres et de conquêtes. En 1763, après la perte des possessions nord-américaines, la France vise le Pacifique.

Dans une lutte pour la domination mondiale, la France tente de s’imposer vis-à-vis des Britanniques, Espagnols et Russes en mobilisant l’histoire naturelle. En 1804, avec le retour des expéditions scientifiques, le Muséum d’Histoire naturelle de Paris abrite les collections naturalistes les plus importantes au monde. Science et empires se répondent dans la refonte de nouveaux espaces coloniaux. Cet ouvrage restitue dans le temps et dans l’espace, la place donnée puis refusée aux objets des Autres dans la seconde moitié du XVIIIe siècle, lorsque le Muséum devenait le Musée de tous les Ailleurs.

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